
Quelle ne fut pas ma surprise en découvrant le communiqué de presse de Philaposte en mars dernier :
Le timbre consacré aux «DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES NATIONALES» faisait apparaitre un superbe dinosaure apparenté à un Diplodocus.
Certes paléontologues et archéologues font des trous dans le sol comme l’a récemment déclaré la ministre de la culture mais l’objet des fouilles n’est pas le même.
Le paléontologue recherche des fossiles animaux ou végétaux et a fait des études de biologie et géologie. On peut visiter la galerie de paléontologie du Museum d’Histoire Naturelle.
L’archéologue recherche des traces de l’activité humaine s’il trouve des déchets alimentaires ceux-ci n’ont pas eu le temps de se fossiliser. On peut visiter le Musée du Louvre, le musée GUILLEMET et pour les découvertes nationales le Musée d’Archéologie Nationale de St Germain-en-Laye.
Au-delà de quelques dizaines de milliers d’années il laisse la place au paléo anthropologue et là il faut aller au Musée de l’Homme.

Comment une telle bévue a-t-elle pu être commise ? Comment a-t-elle pu se poursuivre tout au long de la chaine de conception jusqu’à une annonce nationale alors que le texte d’accompagnement est pourtant explicite ? N’y a-t-il pas des étapes de validation ? un comité consultatif avec des experts du domaine ? Peut-être un paléontologue frustré du peu de timbres émis pour sa catégorie a-t-il profité de l’occasion ?
Face aux réactions qui n’ont pas manqué, un timbre de remplacement a été produit et annoncé rapidement avec comme sujet la découverte de la tombe princière celte de Lavau et comme illustration l’œnochoé grecque qui y a été trouvée.
En pleine période d’austérité La Poste a réussi à mettre au point une nouvelle technique d’impression avec un timbre qui ne verra jamais le jour.
Avec un peu de chance la Poste dispose-t-elle de quelques planches qui feront dans quelques temps un original « nom émis » dans le cercle des collectionneurs.


